Ces cyberattaques qui effacent des bases de données

On parle de cyberattaques « Meow » qui sont essentiellement dirigées contre les entreprises privées.

Récemment des incidents informatiques ont causé la perte de de 4 000 bases de données non sécurisées. Les informations contenues dans ces bases de données ont été remplacées par le mot « meow » qui donne miaou en français, d’où la nomenclature de la cyberattaque. Les attaquants ne menacent point les victimes ni n’exigent de rançon.

Selon les observateurs de ce phénomène, ces cyberattaques semblent vouloir simplement punir les entreprises négligentes en fait concernant la prise de mesure idoine de cybersécurité.

Comme nous le mentionnons plus haut, des milliers des informations contenues sur plus de 4 000 bases de données ont été totalement effacées par des miaulements virtuels. Les entreprises victimes de cet incident n’ont malheureusement pu rien faire contre ce problème si ce n’est observé les dégâts.

Pourtant, un chercheur en sécurité informatique avait alerté la semaine dernière sur l’extension de ce problème. Cela après une brèche de sécurité touchant le réseau virtuel privé fourni par l’entreprise Hong Kongaises UFO VPN, qui est spécialisé en la matière. Bob Diachenko, le chercheur donc il s’agit qui est par ailleurs très connu dans le domaine pour la découverte de plusieurs brèches et fuites de données. Pour ce qui concerne cette entreprise basée à Hong Kong, UFO VPN, elle a plusieurs fois été pointé du doigt pour avoir laissé échapper plusieurs données appartement à ses clients en accès libre sur le web.

Plus précisément, le moteur de recherche spécialisé dans les fuites de données, Shodan, note que seulement 3 800 bases de données ont été de manière effective touchées par les cyberattaques « Meow ». « Ces attaques ne contiennent pas de demandes de rançon ou de menaces, uniquement le mot « meow » assorti d’une suite de chiffres aléatoires », a déclaré Bob Diachenko. En d’autres termes, les attaquants ne semblent pas être intéressés cette fois-ci, par l’appât du gain

« Ils s‘agit d’une cyberattaque différente de ce qu’on a connu ces derniers mois. Elle se présente plutôt comme une leçon, pour montrer comment il est facile de toucher des entreprises qui négligent leur sécurité informatique » Soulignent de leur côté l’avocat associé chez McDermott Will & Emery et spécialiste de la cybersécurité Romain Perray.

Sur ce coup, la punition est sévère si cela en est vraiment une. On ne peut pas appeler cela comme le pense beaucoup de spécialistes, un avertissement. Car les données qui ont été supprimées le semblent définitivement. Malheureusement qu’elles pourront peut-être un jour récupérer. Ce qui signifie que les entreprises à doit se préparer à subir les conséquences financières de ces cyberattaques. Sans oublier non plus, les effets juridiques qui pourrait en découler, si les informations suppriment y avait une certaine importance pour les activités des entreprises victimes.

Selon l’expert en sécurité informatique Romain Perray, Cette action peut se légitimer par le fait que les entreprises en trop longtemps été négligentes encore respect de leur somme légation dans le domaine de la sécurité informatique. « On constate que même quand elles adoptent certaines mesures de sécurité, ces dernières ne sont pas suffisantes et restent bien en deçà des recommandations de la CNIL et de l’ANSSI. Il y a parfois des manques au niveau le plus élémentaire, comme sur la robustesse des mots de passe et leur renouvellement » relève ce dernier. « On pense toujours que les attaques informatiques, c’est chez les autres. »

Selon l’avocat, si l’opinion générale croit que ce sont les mesures de travail à distance déployées dans le but de répondre au besoin du confinement général, dans la lutte contre le CoVid-19 est l’une des causes principales qui motive l’explosion des actes cybermalveillance, il faudrait souligner le fait, que la négligence particulière des entreprises concernant le respect des règles en matière de cybersécurité, est particulièrement nocive. En effet, il n’est pas assez rare que des personnes oublient de tout simplement protéger l’accès à des informations sensibles par de bons mots de passe.

On peut croire alors que les attaquants derrière ces derniers incidents cherchent particulièrement à dénoncer ces écarts de conduite. En l’espèce, on voit clairement que les bases de données qui ont été ciblées, n’étaient aucunement protégées même par la plus rudimentaire mesure qu’est le mot de passe. À ce stade les données étaient tout simplement explosées à toutes sortes de malveillance.

Pour le moment, ces actes de cybermalveillance n’ont pas encore été revendiqués. Les enquêtes qui sont en cours n’ont pas pu, du moins pour le moment, déterminer les responsables. Certains spécialistes de la cybersécurité espèrent néanmoins que les entreprises touchées par ces agissements changent leurs manies. Car « On pense toujours que les attaques informatiques, c’est chez les autres » note Romain Perray. « Il faut toujours un minimum de protection, même sur les données qui ne sont pas critiques. ».

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