Compteur Linky : une question de données personnelles

Les compteurs électrique Linky, dans la catégorie des objets connectés ont été déployés depuis maintenant 3 ans en France.

Cependant, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des libertés) ne cesse depuis un certain moment d’émettre des inquiétudes à propos de ce nouvel outil informatique. L’autorité administrative indépendante s’intéresse à la manière dont les données récoltées auprès des utilisateurs sont traités par les fournisseurs. Alors il sera opportun de s’interroger sur la nature des informations pouvant être collectées par ces compteurs Linky, et comment limiter pour que le fournisseur ne puisse avoir accès à certaines informations.

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Il faut noter que depuis son déploiement, cette nouvelle technologie qui était censée faciliter la vie des utilisateurs n’a cessé de faire grincer les dents. Plusieurs spécialistes ont toujours cherché a mettre en avant les pratiques intrusives liés à l’utilisation de ces compteurs. Et jusqu’à présent, vous trouverez des personnes opposées aux compteur Linky. Selon ces derniers, le boîtier jaune présent sur le compteur, d’Enedis, serait un outil qui permet aux fournisseurs d’énergie d’espionner leurs clients. Cependant cela semble un peu exagéré même si les raisons qui les poussent à le croire sont concrète. En effet, le titre du compteur Linky est de permettre aux usagers d’un tel outil de pouvoir consulter à distance des données de consommation, ce qui leur permettra bien sûr déterminer le mode de consommation ainsi que les facturations afin d’adapter leur abonnement. Et malheureusement s’il y a quelque chose qui ne peut-être à nier, c’est que rien ne garantit que les fournisseurs d’énergie ne détournent pas les informations collectées afin de pouvoir étudier certaines habitudes de consommation de leurs clients. D’où la fameuse problématique de l’atteinte à la vie privée des compteurs Linky. Jusqu’à présent, il n’y a pas une vue claire et nette des informations collectées et transmises aux fournisseurs d’énergie.

Notons par ailleurs que la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés avait réussi à mettre la main sur certaines pratiques illégales en matière de protection de la vie privée et la gestion des données personnelles, des fournisseurs d’énergie tels que EDF et Engie. Ils ont été reconnus coupable par l’autorité administrative française d’avoir récolté les données de consommation de leurs utilisateurs sans au préalable, demander leur consentement explicite. Il y va aussi du non-respect du temps légal de conservation des données récoltées.

Du côté des compteurs Linky, il faut noter que le processus de transmission des informations des usagers a été validé par l’Agence Nationale de sécurité des systèmes d’information (l’ANSSI), l’autorité en charge de la protection les systèmes d’information et réseau de l’État ainsi que l’encadrement et la supervision de la cybersécurité les structures privées (société commerciales, ONG, Hôpitaux…). Selon cette dernière, aucune donnée personnelle nominative et informative  ne doit être récolter par les compteurs Linky. En d’autres termes, les adresses, les noms et prénoms, les emails le numéro de téléphone. Pour résumer les informations collectées par ces outils sont anonymisés. La seule donnée qui est récoltée permettant une certaine identification et le numéro du compteur. Mais pour l’utiliser à des fins d’identification, il est bien sûr nécessaire de le croiser avec des informations qui ne sont détenues, dans un fichier consommateurs, que par le fournisseur principal, Enedis. De plus, les informations liées à la consommation d’énergie ne sont transmis que de manière chiffrée aux différents fournisseurs et cela, avec le consentement préalable de l’utilisateur.

Pour la Ligue des droits de l’homme : « le compteur Linky selon lui est « très bavard » car que le transfert des données très détaillées sur la consommation d’électricité des foyers permettrait de connaître notamment les heures ou périodes d’absence, les heures de lever et de coucher ou encore le volume d’eau consommé (sous certaines conditions) et donc par déduction le nombre de personnes présentes dans l’habitation. ». Toutefois, il faut soulever le fait que les données ne peuvent être accessibles par le fournisseur que si l’utilisateur le consent librement et expressément. Une fois ce consentement délivré, il est alors en effet possible pour Enedis d’avoir connaissance de certaines informations très personnel de son compteur. Ce qui est problématique pour la vie privée même en présence d’un consentement. Et malheureusement rien ne saurait justifier cela. Par ailleurs, mes fournisseurs peuvent par certaines pratiques (réductions, bonus…) inciter les utilisateurs à leur transmettre leurs informations. La majorité d’entre eux malheureusement ne savent même pas les conséquences de ce genre d’action.

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