Cybercriminalité et désinformations, deux autres conséquences de la crise sanitaire

Les sénateurs français ont décidé d’interpeller le gouvernement, sur la mise en place « d’une force de réaction cyber » pour aider à lutter contre les fausses informations communément appelée « Fake news » et de stopper les tentatives d’intimidation et émanant des puissances étrangères à travers un déploiement de stratégie pour à influencer, mais de manière ambiguë.

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Dans son étude qui est sorti le 16 avril c’est-à-dire hier, le Sénat met en évidence les effets secondaires à la crise sanitaire qui sont autres que des soucis de santé.  « Depuis le début de La crise sanitaire, la course au « tout digital », a considérablement accru l’exposition au risque informatique. Elle impose la protection des systèmes d’information du secteur social, de diffuser plus largement les « gestes barrière numériques » et de communiquer sur les cyber-crimes les plus fréquemment constatés pour faire face à l’explosion de la cybermalveillance et au risque d’espionnage informatique. ».

Les sénateurs français mettre en évidence le fait que l’explosion de l’utilisation des services numériques a permis à certaines puissances de développer des stratégies d’influences jugées ambiguës et dans certains contexte, agressives. Il fait notamment allusion à la Chine qui comme parmi bien d’autres se permettraient de vanter les mérites de leur organisation sociale qui a facilitée la lutte contre le coronavirus, quitte à utiliser des informations fausses ou tronquées. Les élus estiment que l’objectif de telles pratiques serait clairement de montrer la nécessité de les appliquer dans la lutte à l’échelle mondiale du coronavirus, en montrant que les autres Etats n’ont pas agi comme il le faut et faire pression sur l’opinion publique pour pousser leurs implications dans la gestion de la crise. De façon claire, la pandémie mondiale a créé une guerre de communication entre différents des institutions. Une guerre qui consiste à critiquer, à dénigrer, ou encore à influencer l’histoire qui se déroule. Le coronavirus n’est plus une question de santé. Sa propagation à causer une fracture politique et a accru des tensions qui existait déjà. Cela se voit lorsque le 14 avril dernier, l’ambassadeur de Chine s’est trouvé convoqué par le ministre des affaires étrangères français qui lui a exprimé durant leur entrevue sa désapprobation face aux méthodes utilisées par l’État chinois dans sa stratégie de communication et d’influence.

Par ailleurs, le rapport a mis en évidence le danger que court les systèmes d’informations gérés par des institutions de santé. L’idée, est de rappeler qu’il faut mieux protéger encore ces établissements. Au vu des recentes attaques et du nombre d’attaques subies seulement 2019 selon les chiffres fournis par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (18 attaques par Ransomwares). Dès le début de la crise, certains établissements tel que l’AP-HP (Paris) l’AP-HM de Marseille ou encore l’établissement public de santé de Lomagne (Gers),qui ont subi des attaques par déni de services.

De plus, 8 millions de personnes se sont reconvertis en télétravail. Un basculement professionnel qui n’était pas prévu. Ces changements profitent beaucoup plus aux cybercriminels, qui s’en donneront à cœur joie. Depuis le début du mois de mars, les tentatives d’intrusions dans les systèmes d’informations des entreprises ont grimpé. Le piratage par phishing est à l’appel avec des milliers de tentatives tous les jours. « Les cyber-attaquants ont tout de suite exploité l’inquiétude ambiante en multipliant les opérations d’hameçonnage. Les sites de vente en ligne proposant médicaments, masques, gels hydro-alcooliques et autres produits de santé ont proliféré, avec pour objectif, outre une escroquerie à la vente, de récupérer des numéros de cartes bancaires. » exprime le rapport.

Mais au-delà de tout c’est piratage informatique, les Français pensent qu’il y a une possibilité que derrière tout ceci, s’il y a des activités sous-jacentes d’espionnage économique en cours. Et notamment, il met en évidence à la multiplication des attaques au programmes de rançonnage, qui ne se contentent plus tout simplement de prendre par le système d’information, mais aussi de dérober certaines informations confidentielles. « Tout laisse à penser également que cette vulnérabilité accrue facilite des actions d’espionnage économique. » notent-ils.

En définitive, les élus exigent de la part du gouvernement plus d’actions. Car l’après crise marquera un fort bouleversements des considérations politiques et économiques.

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