Les gendarmes d’Eure-et-Loir aux aguets contre la cybermalveillance

Selon les autorités de Eure-et-Loir, la délinquance criminelle sur les plateformes numériques s’est beaucoup développée depuis que le confinement a débuté.

Un problème clair et net qui est observé un peu partout à travers le monde. « Cette semaine, une faille de sécurité détectée dans le réseau informatique d’une entreprise Eurélienne a été immédiatement signalée par le référent sûreté de la Gendarmerie et des dispositions ont été prises par l’entreprise pour sécuriser le système », a déclaré le vendredi 17 avril le commandant le groupement de gendarmerie de la Eure-et-Loir, le colonel Georges Pierrini.

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Il faut noter que cet événement n’est pas un cas isolé dans la région surtout. C’est justement ce qui fait que les autorités de la localité font de la cyber-menace une priorité. Ils ont mis en place une équipe dont le but est de lutter contre les différents pièges, leurres, attaques informatiques et autres actes de cybermalveillance. Cette équipe composée notamment du colonel Georges Pierrini et de l’adjudant Nicolas Muzellec, un gendarme Cyberpatrouilleur, déjà reconnu auprès des entreprises et quelques sociétés auxquelles il procure souvent des conseils de sécurité. Le colonel Pierrini essaie de justifier cette intérêt pour la cybersécurité en déclarant ceci : « Les cybercriminels profitent de l’usage intensif des supports numériques de la population, confinée et en télétravail, pour capter des données précieuses et confidentielles, personnelles, professionnelles et bancaires, et les utiliser à des fins frauduleuses ».

Les gendarmes de la division de lutte contre la cybercriminalité de la localité de Eure-et-Loir (SOLC) disposent de moyens techniques assez sophistiqués pour remplir correctement leur rôle. Pour remplir correctement leurs tâches ils effectuent souvent des cyber patrouilles pour s’assurer que des sites internet soit pas malveillants pour les utilisateurs de leur localité. De son côté le colonel note ceci : « Le référent sûreté, en contact permanent avec les responsables d’entreprises, les informe et les conseille sur les bonnes pratiques pour optimiser leur système de sécurité et préserver leur production. ». L’objectif est de faire en sorte d’éviter certaines menaces de cyber les plus courants ces temps-ci. On parlera ici de ransomware, de Phishing ou encore d’espionnage industrielle.

Pour cela certaines précautions sont nécessaires. Les pirates informatiques sont souvent aidés par les utilisateurs qui ne font pas suffisamment attention. Les escrocs pululent sur la toile. Que ce soit sur les forums de discussion, les réseaux sociaux ou même les méthodes de correspondance électronique classique tel que le mail, tout se transforme alors comme un champ de l’activité du cybermalveillance. C’est pourquoi il est recommandé aux utilisateurs de faire attention à leurs différentes correspondances. De ne pas cliquer sur aucun lien les invitant à mener une quelconque action. Par ailleurs, il est recommandé de s’assurer d’être totalement à jour au niveau des logiciels utilisés, d’éviter d’utiliser des réseaux de transmission mon fiable pour les différents échanges, de faire des sauvegardes régulières des informations importantes, de faire très attention lors de téléchargement pour ne pas s’infecter avec des programmes malveillants, surtout de se méfier des inconnus qui vous envoie des mails. Ces conseils sont valables lors des transactions financières pour les utilisateurs, qui doivent délivrer le minimum d’informations sur eux et être prudent sur les différentes plateformes.

Si ses recommandations sont du réchauffé, il n’est jamais inutile de rappeler que la cybercriminalité gagne du terrain de plus en plus. Selon les différences analystes, on peut compter plus de 250 millions d’activités liées à des programmes malveillants par jour. Les cyber-malveillants osent même utiliser des logos ou des identités visuelles appartenant à des institutions officielles ou même à des entreprises reconnues. Cela malheureusement favorise des actions de phishing permettant aux pirates au informatiques de récolter des informations personnelles et de les réutiliser contre leur victime. « En confiance, les “proies” du web sont redirigées vers des liens pour continuer de les manipuler sur des sites illicites avec des fausses confirmations envoyées parfois par sms. » notait le colonel. Par ailleurs il a voulu mentionner le fait que « Les gendarmes Euréliens enquêtent aussi sur le supermarché du crime sur Darkweb. Un univers crypté dans lequel des transactions portent sur le trafic de stupéfiants, d’armes, de médicaments, de faux documents, de contrefaçons, de numéros ou de copies de cartes bancaires, ou sur la thématique de la propagande idéologique, de la pédophilie ou pour acquérir des services de type mafieux. ». Par exemple en France, 18 % des e-mails reçus seront impliqués dans des plaintes pour sur la cybermalveillance. Et généralement l’on constate des usurpations d’identités visuelles dont celui de Outlook, de Microsoft ou encore de Amazon. 59 % des plaintes porte sur des faux sites web généralement Netflix, Apple ou eBay. 23 % des plaintes sont du ressort des mobiles. À cet effet, les gendarmes recommandent toujours de bien vérifier les noms de domaine des sites web que vous visitez. Il n’est pas rare de voir des fautes dans leurs syntaxes lorsque vous êtes sur des sites factices.

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