Traçage mobile : l’énorme échec de l’application de tracking Australien

Les Etats sont de plus en plus tentés d’initier les applications de traçage mobile permettant d’évaluer les interactions et déterminer à quel moment tel ou tel individu a été en contact avec tel autre, de sorte à circonscrire la propagation du coronavirus.

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Une solution parmi tant d’autres. Cette la solution, qui de jour en jour est adoptée à travers le monde. L’Australie fait partir de l’un des premiers pays à avoir opté pour ce système de tracking. Cependant le résultat attendu n’a pas été celui qui a été observé. Les autorités australiennes ont dû faire face à un énorme échec.

Dès le début projet, les autorités australiennes comptaient véritablement sur cette stratégie pour indiquer le plus tôt possible la pandémie. Mais après un mois de déploiement, il a été constaté que l’application n’a pas su répondre aux objectif gouvernement australien et pour des raisons diverses.

Connu sur la dénomination de Covidsave, l’application du traçage mobile australienne est l’équivalent de StopCoviD en France, projet informatique qui est actuellement en cours de développement en France. Cette dernière n’a pu permettre de détecter un seul cas durant ce dernier mois. Cet unique cas a été observé grâce à l’application d’une personne qui aurait été dépistée positive au CoviD- 19, et décidé spontanément de mettre à jour ses données sur l’application. Cette dernière par la suite auraient été contactée par les autorités afin de l’encadrer et la conseiller.

Une telle situation a poussé les élus Australien a quelque peu revoir leur copie. Covidsave n’est plus l’élément clé du déconfinement et cela au grand dam du premier ministre Australien qui n’a cessé de vanter les mérites de ce projet. « […] l’application reste un bide. Fin avril, le Premier ministre australien Scott Morrison avait pourtant vanté les mérites de l’outil et la nécessité d’y avoir recours. Mais devant le manque de succès de l’application, même les hommes politiques ont baissé le ton et changé quelque peu de discours : Covidsafe n’est plus l’instrument primordial pour limiter le nombre d’infections au Covid-19 mais un outil supplémentaire venant appuyer les mesures déjà en place pour identifier les cas contacts de personnes contaminées. » notait Ambre Deharo, journaliste.

À l’instar de la future application française, Covidsave se base sur la technologie Bluetooth pour fonctionner. L’idée est à peu près similaire que le projet StopCoviD. Elle est censée permettre de retracer les interactions sur une durée d’au moins 21 jours. Pour que cet outil soit efficace, les autorités australiennes avaient espéré une utilisation de 41 % de la population. Malheureusement, 6 millions d’habitants l’ont téléchargé. Et pire, ce nombre diminue de jours en jours. Selon le journal britannique the Guardian, le nombre d’utilisateurs espéré par les autorités serait en deçà d’au moins 1,5 millions. Sans compter le nombre d’Australiens ne disposant pas de téléphones équipés d’une technologie bluetooth ou encore ceux qui n’en veulent pas sur leur smartphone tout simplement.

Pour le moment la raison de l’échec n’a pas encore été découverte. Ce que l’on sait, le gouvernement avait mis en place tous les moyens pour réussir ce pari. Malheureusement, les citoyens n’ont pas, il semble, convaincu. Cela, en dépit de toutes les campagnes de sensibilisations menées. À ce propos, l’inquiétude majeure se situerait au niveau de la gestion des données personnelles qui aurait pu être récoltées par l’application. Et d’un autre côté, la population a sans doute été découragée par la baisse de la contamination et n’a pas jugée utile d’installer une application et l’utilisée.

En outre, lors de sa conception, Covidsafe a connu quelques problèmes techniques. Le média britannique a même soulevé le problème de transparence concernant l’application durant son développement. Ce qui n’a pas manqué de révéler certaines failles après que cette dernière ait été déployée. En particulier sa version pour iOS. Mais aujourd’hui, Ces failles ont été comblées grâce à des mises à jour mais il n’empêche que l’application a toujours du mal à fonctionner sur les iPhones. le problème aujourd’hui se situe lorsque l’application doit tourner en arrière-plan. Un souci technique qui est typique à iOS, car, sur Android en tout se passe correctement. Pour le moment, le gouvernement australien n’a rien indiqué quant à un potentiel de retrait l’application.

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