L’impact des cyberattaques sur le travail : quel constat dans les médias, les hôpitaux et les entreprises industrielles ?

Comme nous l’avons observé dans plusieurs cas cette année, les attaques informatiques que subissent les entreprises ou encore les institutions publiques force les employés dans la majorité des cas à retourner aux  méthode analogique du travail, c’est-à-dire papier et crayon. Dans un contexte où le travail est fortement lié à l’outil informatique, est-il possible aujourd’hui possible de se passer de l’informatique et de l’internet ? La réponse est clairement évidente, et plusieurs institutions cette année ont pu expérimenter le problème que cela causait de retourner aux anciennes méthodes de travail.

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Comme on le sait, durant plusieurs jours certaine institution tel que RTL ou encore le CHU de Rouen et même la chaîne de télévision M6 et l’entreprise l’aéronautique Airbus ont rencontré des problèmes techniques qui ont obligé l’arrêt de leurs systèmes. Ces problèmes étaient évidemment dû à du piratage informatique. Des attaques menées avec fermeté et maîtrise totale, tant les contours ont été très scrupuleusement préparés par les pirates informatiques auteur de ce forfait. Ces différentes attaques ont eu pour conséquence immédiate d’infecter les outils indispensable dans la mise en œuvre de tout le processus de travail dans ces institutions. C’est-à-dire, les moyens de communication les fichiers de travail, les boîtes mail, ou les machines des soins… C’est avec beaucoup d’efforts et de maîtrise, d’adaptation que ces structures ont réussi à sortir de ce problème. Tout en trouvant un moyen de continuer à fonctionner. Et c’est là que l’on se rencontre que le black-out informatique est plus qu’un problème, c’est une catastrophe.

On se rappelle que durant le mois d’octobre, le groupe M6 avait annoncé publiquement être la victime d’une attaque informatique. C’était un programme malveillant de type Ransonware qui s’en était pris aux données du groupe, chiffrant ainsi leur accès à plusieurs données et logiciels très sensibles pour l’entreprise. Bien sûr comme dans les cas de figure similaire, les pirates informatiques ont exigé le versement d’une rançon en échange de la clé de déchiffrement. Si les diffusions ont continué sur les antennes de la chaîne, en arrière-plan l’équipe du groupe s’activait corps et âme pour trouver une solution à ce problème. Durant le calvaire informatique que subissait le groupe, les employés ont dû revenir au SMS classique car les différentes boîte mails était devenu inaccessibles. « Nous sommes restés un mois sans PC, à travailler sur nos ordinateurs personnels. », explique un salarié du Groupe M6. « Avant que le Wi-Fi soit réactivé, au bout de quinze jours, il a fallu utiliser des galets 4G. Un certain nombre de journalistes ont dû télétravailler car la connexion sur place était vraiment médiocre. » relate t-il. Ce n’est que très progressivement que le retour à la normale à pus se faire : « Les postes nous ont été restitués de mi-novembre à la fin du mois, mais sans leurs données! Ces dernières étaient en effet en cours d’analyse, avant restitution définitive. (…) Tout le personnel a dû réinitialiser son mot de passe de session avec le service informatique, pour éviter toute nouvelle déconvenue (…) Les dossiers partagés sont désormais accessibles en lecture seule. Nous n’avons pas accès aux messageries personnelles depuis les nouveaux postes et il est impossible de télécharger des applications sans accord de l’informatique. » expliquait l’employé du groupe.

Ce genre de problème risque de continuer jusqu’en 2020 voire au-delà. Selon Cyrille Badeau, vice-président Europe de ThreatQuotient, une entreprise  dans le renseignement lié aux cybermenaces, « Les cyberattaques ont évolué. » car « Historiquement, les attaques par rançongiciel n’étaient pas forcément préparées de longue haleine. Il s’agissait plutôt d’une vague qui venait déferler sur le plus grand volume de cibles possible. On entre désormais dans une phase où la préparation de cyberattaques peut prendre des semaines, voire des mois, ce qui est totalement nouveau. (…) Il y a une vraie motivation pour aller travailler de manière plus ciblée et aller chercher de plus grosses rançons. ».

La véritable inquiétude se situe au niveau des infrastructures très sensible.

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