Se protéger des virus informatiques en ce temps de crise

Parlons encore de cette pandémie qui défraie la chronique.

Le coronavirus et un véritable problème. Sur le plan sanitaire le nombre de morts ne fait qu’augmenter de jour en jour. Mais dans d’autres secteurs aussi, ses inconvénients se font voir de façon nette. Et cela est le cas au niveau de la cybersécurité. Il faut se protéger car, les cybercriminels ont décidé de profiter de cette crise sanitaire mondiale.

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Selon la firme en de cybersécurité BitDefender, le nombre de d’attaques informatiques qui se sont appuyer sur la pandémie se sont accrus de plus de 5 fois. L’éditeur de solutions de sécurité à noter de son côté plus de 1500 signalements de cyberattaques seulement durant le mois de février. Durant la première moitié du mois de mars, ce chiffre s’est multiplié jusqu’à plus de 8000 incidents signalés. Une idée claire et précise d’une prolifération exponentielle. Ce qui montre à quel point le danger est si près.

Les cybercriminels vont se servir de plusieurs formes de fichiers.  Cela peut-être des fichier Excel, Word en PDF. En cas d’imprudence, si une personne décide de cliquer sur ce genre de documents ou de liens vérolés, elle mettrait alors son terminal totalement à la merci de programme malveillant. Les malwares les plus utilisés dans ce genre de contexte sont : Remcos, LokiBot, Ostap, HawkEye, GuLoader…

Si chaque catastrophe est une occasion pour les pirates informatiques, il faut avouer que cette fois-ci. Ils ont mis le paquet : « Le coronavirus génère une masse d’attaques la plus massive jamais observée. Pas moins de 140 campagnes différentes d’attaques, menées par des organisations identifiées, ont d’ores et déjà été identifiées et quelque 500 000 messages malicieux par mails répertoriés. » Notait Loïc Guézo, directeur de la stratégie de cybersécurité chez ProofPoint, firme spécialisée dans la sécurité informatique. Il est soutenu par Morgan Wright expert en cybercriminalité et responsable de la sécurité d’une entreprise américaine spécialisée dans l’usage de l’intelligence artificielle en matière de lutte contre les attaques virales du nom de  SentinelOne, qui lui n’a pas manqué de signifier  que les pirates informatiques sont dans le contexte actuel totalement à leur aise pour mener facilement leurs offensives : « Ils profitent du stress généré, de façon mondiale, par la peur d’être contaminé mais aussi sur l’envie d’être informé au mieux au sujet notamment des perspectives de découverte d’un traitement ou d’un vaccin ».

Actuellement, les pirates informatiques ont décidé de plus s’accentuer sur les liens vérolés et les applications. Loïc Guézo expliquait aussi à cet effet « C’est l’outil que tout le monde utilise désormais en priorité pour se connecter et il est logique que les cybercriminels s’adaptent à ce nouveau territoire ». Morgan Wright notait de son côté : « La technique consiste à vous inciter à cliquer dans un document joint à mail. En imitant par exemple à merveille le logo et l’environnement de l’Organisation Mondiale de la Santé par exemple, une institution qui attire forcément la sympathie et en laquelle on a confiance. Les pirates remplacent par exemple, dans l’adresse mail d’envoi, le o d’OMS (ou « WHO » en version anglaise) par le o du zéro numérique. Il est facile de se faire prendre. Il faut pourtant garder en tête que non, l’OMS n’a pas votre adresse e-mail et ne s’adresse jamais directement aux internautes. »

Si de grandes sociétés tel que Google et Apple ont décidé de veiller au grain au niveau de leur boutique d’applications, il est vivement conseillé aux utilisateurs de ne pas se laisser berner aussi facilement en téléchargeant des applications sur des espaces non conformes ou cliquer sur des liens qu’ils reçoivent par message.

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