StopCovid fonctionne-t-elle grâce au GAFAM

À la question de savoir si l’application de traçage mobile, initiée par le gouvernement Français utilisait des outils provenant de 5 géants Américains que sont Google, Apple, Amazon, Facebook et Microsoft, les autorités apportent une réponse un peu plus mesurée.

Comme beaucoup d’applications de ce genre, des ressources des géants américains ont été dans un certain sens utilisés pour leurs développements, de sorte à accroître l’efficacité de celle-ci. Pourtant, le secrétaire d’État au numérique, Cédric O, en charge de projet avait mentionné dans les débuts de l’initiative c’est-à-dire en Avril avoir un refusé d’utiliser des codes de logiciels proposés par Apple et Google, mettant en avant l’argument de la souveraineté. : « Un projet souverain ça veut dire que toutes les entreprises qui travaillent sur StopCovid sont Françaises. » déclarait-il.

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Cependant, les autorités françaises à aucun moment ont nié avoir eu besoin des quelques ressources à provenant des GAFAM. Car en effet, StopCovid utilise un programme conçu par Google, célèbre dans le domaine de l’authentification. Il s’agit de l’outil « reCaptcha », un programme utilisé par de nombreuses applications et de sites internet, servant à déterminer si utilisateur actif un bel et bien un être humain, et non un robot. La preuve, lors de la première utilisation, l’individu doit absolument cocher une case où il figure l’inscription : « Je ne suis pas un robot. ». Interrogé sur le choix d’avoir utilisé un service de Google, le secrétaire d’État au numérique a déclaré qu’au moment de la conception de l’application, seul le géant américain proposait un service suffisamment efficace et acceptable. Que même s’il existait d’autres outils sur le marché, ils étaient plus difficile d’accès que celui de Google. Par exemple pour des personnes malvoyantes ou malentendantes, ces solutions qui se fondent sur des caractères déformés ou sur des sons allaient causer plus de problèmes. Cependant, le secrétaire d’État avait mentionné une autre solution développée par Orange était censé remplacer celui de Google, mais qu’il faudrait attendre encore un moment pour cela. Si le 27 mai il déclarait cela « prenait du temps ». Mais que « Nous devrions l’avoir dans deux semaines », son estimation a été faussée car depuis lors, rien n’a changé des semaines depuis. « Nous n’avons pas oublié, assure aujourd’hui son cabinet. Le captcha développé par Orange devrait arriver dans les 10 ou 15 prochains jours. » déclarait à nouveau Cédric O.

Pendant ce temps, Google pourrait avoir accès adresse IP des personnes qui utilisent l’application de traçage, grâce à son outil d’authentification, même sur les appareils sous iOS. Mais si cela peut rassurer, il n’a pas encore la possibilité d’accéder aux informations des utilisateurs générés par l’application, le cabinet de secrétaire d’État au numérique explique cela par le fait que l’outil de Google est utilisé sur une page distincte et directement sur le logiciel. Ce qui le protège de tout de suite de données. Cette façon donc le programme informatique de géant américain a été « validée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ».

Par ailleurs, vu que l’application est installée sur les smartphones Android via le PlayStore de Google, évidemment la firme de Mountain View a la possibilité de savoir qui installe l’application et à quel moment. Et cela est de même pas Apple, via son Appstore. Stéphane Bortzmeyer, informaticien explique à cet effet que même « si on n’associe pas Apple et Google, ils ont forcément une place, puisque ce sont leurs systèmes d’exploitation qui sont utilisés » pour distribuer et faire fonctionner les applications.

En outre, un autre point majeur et à soulever. Il se pourrait que ce soit les serveurs d’un autre du GAFAM, Microsoft entre autres, qui sont utilisés pour héberger des données collectées par StopCovid. Jean-Frédéric Poisson, ancien député président du parti démocrate-chrétien déclarait sur son compte Twitter : « Google et Microsoft collectent bien certaines de vos données via StopCovid. Résistez, ne vous laissez pas impressionner ». Également du côté de Olivier Monteil, qui parlait d’un « mensonge du gouvernement Macron » et qui notait que « Contrairement aux « garanties » martelées par le 1er Ministre, l’application STOP-COVID livrera à Microsoft la gestion de vos données médicales personnelles. Confiscations de vos libertés, stop ou encore ? ». Et tout ceci en s’appuyant sur un article sorti dans un media d’État russe où l’on pouvait lire : « le gouvernement [français] a reconnu que Google disposait de l’adresse IP des téléphones sur lesquels l’application StopCovid est utilisée, et hébergera les données de santé des Français sur des serveurs gérés par Microsoft ». Pourtant, l’article ne parle pas de l’application de traçage Française. En effet il faisait allusion à un autre projet qui est géré par un groupement d’intérêt public, projet connu sous le nom de « Health Data Hub ». L’objectif de cette action consiste à assembler le maximum d’informations et des données des santés, dans l’optique de le mettre à disposition de la recherche, pour faciliter la découverte d’un vaccin contre la maladie à coronavirus. Dans ce contexte en effet, le ministère de la santé, a consenti à utiliser le service de stockage cloud Microsoft Azure. Pour contrer la polémique qui commençait à naître sur le fondement d’arguments selon lesquels il se pourrait que les informations collectées par StopCovid puissent être contenues dans le Health Data Hub, le groupement d’intérêt général précisait « les catégories de données de santé pointées par l’arrêté sont des données ayant un intérêt pour la recherche. Stopcovid est une application facilitant le dépistage mais ne produisant pas de données d’intérêt pour la recherche épidémiologique à ce jour ». Du côté du ministère de la santé, la justification de choix de Microsoft pour ce projet autre que celui de l’application traçage numérique s’appuyait sur le fait que seul le géant américain proposait un service ayant atteint, lors du développement du projet : « le niveau de maturité suffisant pour assurer la mise en place d’un environnement de recherche sécurisé, mais répondant aussi aux besoins fonctionnels des utilisateurs cibles ».

Pour répondre définitivement la question, StopCovid fonctionne grâce à certain outil fourni par un des GAFAM. Cependant, les autorités assurent que ce n’est que temporaire.

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