D’où vient le nom des virus ?

Dans la pratique, on constate très souvent que les virus informatiques ont des dénominations assez particulières.

En effet, vous avez sûrement entendu parler de « WannaCry », de « Iloveyou » et de « Shadow Hammer ». Mais d’où peut véritablement provenir tous ces dénominations. Il y a-t-il un code particulier à cela où il suffit simplement d’inspiration venus d’ici et d’ailleurs pour baptiser ces programmes informatiques ?

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Par exemple, si vous attendiez « Ours vénéneux », « marteau de l’ombre », « envie de pleurer », et « cœur qui saigne », il est sûr et certain que vous ne saurez pas de quoi l’on parle. Alors qu’en réalité ce sont les traductions simplement des dénominations données aux plus terribles virus que le monde informatique ait connu ces 20 dernières années.  Seulement qu’à l’origine ils sont en anglais. Par exemple pour le virus Venomous Bear (ours vénéreux), un programme informatique conçu par des pirates informatiques russes. De plus il y a un autre qui a infecté près de 1 million de terminal Asus, on parle alors de Shadow Hammer (marteau de l’ombre). Ou si vous voulez parlons du plus célèbre programme de rançongiciels au monde Wannacry (envie de pleurer).

Contrairement au processus de validation des emojis, il n’existe pas d’institutions internationales chargée de veiller à la formulation des noms des virus informatiques. Généralement, comme on le voit dans la pratique, cette charge et généralement laissé au soin des chercheurs en sécurité informatique qui font les découvertes de ces programmes. et pour cela chaque expert à sa technique pour mentionner le programme. On voit souvent dans certains cas où certains programmes informatiques sont dénomés en fonction d’algorithmes qui se fondent automatiquement sur des mots contenus dans leur code. Les choix pour les noms de virus informatique ne se feront que lorsque ce programme s’avère être plus sophistiqué ou encore plus dévastateur. Vu qu’aucune règle officielle ne contraint les chercheurs en sécurité informatique dans la dénomination de ces programmes, ils peuvent alors s’en donner à cœur joie.

Toutefois on ne va pas nier qu’il y a eu déjà un processus de standardisation des noms donnés aux virus informatiques. En effet ce projet date de 30 ans en arrière malheureusement il a échoué. Cette tentative a été proposé en 1991 à travers le CARO (pour Computer Antivirus Research Organization). Il a été proposé à travers ce guide de composer le nom des virus en se servantdu nom de la plate-forme visés par ce dernier et du type de famille à laquelle il appartient. Cependant cette stratégie ne pouvait pas se faire avec l’arrivée de nom qui se rallonge et trop souvent devenait inconfortable à la prononciation. « Parmi les règles implicites que suivent les chercheurs et qui découlent de CARO, restent l’interdiction d’utiliser le nom d’une personne, d’un lieu, d’une marque ou encore du groupe de hackers auquel l’attaque est attribuée, afin de ne pas leur faire de publicité. », notait auprès de BFM Tech Bogdan Botezatu, le directeur de la recherche et des rapports sur les menaces chez Bitdefender, Bogdan Botezatu. « Interdiction également d’opter pour un mot vulgaire, obscène ou injurieux. » ajouta-t-il.

Dans certains cas, il arrive que des événements extérieurs au moins informatique puisse influencer la dénomination des virus. Ce fut le cas par exemple de « Michelangelo, le premier virus à avoir bénéficié d’une couverture médiatique en 1991, a été nommé ainsi car le chercheur a remarqué que la date de déclenchement de l’attaque correspondait à la date de naissance de Michel-Ange. », explique David Emm, chercheur en sécurité chez Kaspersky.

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