Facebook, interpellé par plusieurs gouvernements pour son projet de cryptage et de sa messagerie

Plusieurs gouvernements du monde, tel que celui de la Grande-Bretagne, des États-Unis ou même de l’Australie ont interpellé le géant américain Facebook concernant sa volonté de chiffrer toute ces plate-formes sans permettre aux forces de l’ordre d’y accéder en cas de besoin.

Malheureusement pour eux Facebook ne leur a pas donné gain de cause.

Dans la foulée, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont décidé de conclure un accord bilatéral qui va permettre aux agents de l’ordre des différents pays à pouvoir facilement s’adresser aux entreprises présentes sur leur de territoire, afin de recueillir des informations nécessaires dans le cadre de certaines enquêtes pouvant porter sur des crimes graves tels que le terrorisme ou même la pédophilie. Cela s’est inscrit notamment dans le contexte de la difficulté que rencontrent bon nombre d’enquêteurs dans le monde entier surtout au niveau de la récupération de certains messages instantanés, de photos stockées ou encore d’emails se trouvant sur les serveurs étrangers. Des ensembles qui constituent dans la majeure partie des cas, des preuves numériques.

Malheureusement comme on le sait, cet impératif d’accéder souvent à certaines données même dans un besoin d’enquête pose l’inéluctable question de la vie privée. Cela conduit dans la majeure partie des cas à porter atteinte à ce droit qui est aujourd’hui très fondamental.

Facebook qui depuis maintenant des années a été accusé par bon nombre de personnes d’être très laxiste quant à la sécurité des données ses utilisateurs, avait décider il y a un peu longtemps de mettre en œuvre un moyen pour crypter sa plateforme de messagerie instantanée, Messenger comme l’a été dans le cadre de WhatsApp.

Au vu de ceux-ci, le ministre américain de la justice Bill Barr, le ministre de l’Intérieur Kevin McAleenan, ainsi que le confrère britannique Priti Patel et australien Peter Dutton ont adressé au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg une lettre ouverte pour lui demander de ne pas réaliser ce projet : « sans inclure un moyen pour accéder légalement aux contenus des communications de manière à protéger nos citoyens ».

Par ailleurs ils ne manquent pas de reconnaître que Facebook « a entrepris un travail important pour lutter contre les contenus illégaux les plus graves ». Du côté de Facebook, les dirigeants ont voulu de leur côté répondre : « Nous sommes fermement opposés aux tentatives du gouvernement de construire des portes dérobées (…) Nous pensons que les gens ont le droit d’avoir des conversations privées sur internet »

Pour le gouvernement, si Facebook arrive à mettre en œuvre son projet, les autorités Perdront alors 70 % des signalements qui était fait concernant les contenus images à caractère pédophile. Ce cas avait représenté en 2018 environ 16,8 million de signalement et a permis d’arrêter plusieurs responsables de ce genre d’activités illicites.

Pour l’institution non gouvernementale, le centre pour la démocratie et la technologie, l’accord bilatéral entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, est de mauvaise facture : «Ces gouvernements jouent sur les peurs dans un effort concerté pour diminuer la sécurité des communications dans le monde et construire une surveillance gouvernementale (…) Légiférer en faveur de technologies moins sûres, c’est comme de rendre obligatoire des trottoirs qui s’effondrent dans le but d’empêcher les criminels de fuir (…) C’est ridicule, ça ne va pas marcher et ça nous met tous en danger de nous blesser.»

Pour la première fois, on pourra dire que l’opinion publique soutien Facebook dans sa lancée au détriment du gouvernement américain.

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