Comment se protéger en amont contre les attaques informatiques ?

Presque chaque semaine, l’actualité nous révèle un nouveau cas des cyberattaques subies par telle ou telle organisation.

Nous sommes convaincu d’une chose, la guerre entre les pirates informatiques et les organisations, sur-le-champ de la cybermalveillance ne prendra pas fin de sitôt. Pourtant chacun de son côté et c’est tant mieux que mal d’avoir le dessus. L’avantage qui malheureusement demeure du côté de la cybermalveillance. Les spécialistes on ne cesse de multiplier les avertissements et les conseils pour améliorer l’approche de tout un chacun face à la menace informatique. Le piratage récent du géant américain Twitter est l’exemple palpable que le plus petit élément négligé peut s’avérer être un danger plus grave qu’on peut le penser. Cet élément est l’être humain.

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S’il faut employer plusieurs moyens sur le plan technologique, il n’en demeure pas moins, que le rôle que joue l’humain au niveau de la sécurité informatique est plus important. Et à ce titre, les spécialistes sont unanimes, le maillon faible en matière de cybersécurité n’est autre que l’être humain. Cela de telle sorte qu’une forme de cyberattaque a été développé en se fondant typiquement sur les caractéristiques de la faiblesse humaines des services numériques. Et cette technique est appelée l’ingénierie sociale.

L’ingénierie sociale consiste tout simplement, pour le cybermalveillant, de manipuler les membres d’une organisation, en jouant par exemple la carte de la sympathie, dans le but de le pousser à transmettre certaines des informations de nature à compromettre la sécurité de son terminal ou du système informatique dans son ensemble. Dans la majeure partie des cas, grâce aux informations recueillies auprès des cibles, les cybercriminels peuvent initier des attaques ayant une ampleur plus importante. Comme cela fut le cas pour Twitter.

De façon générale, l’ingénierie sociale commence par l’usurpation de l’identité d’une personne proche, ou même seul d’une autorité, pour faciliter la compromission des informations. Et il faut avouer que ce système est plus que ingénieux. Et pour cela, le pirate informatique peut tout simplement, se contenter de certaines informations pouvant être facilement accessible sur les réseaux sociaux, tels que la date de naissance, la profession, les nom et prénom ou même l’employeur de la personne concernée. Et cela peut se passer ainsi avec l’usurpation de l’identité de plusieurs personnes de sorte à faire réussir au maximum sa technique. Surtout si ce n’est pas une seule personne visée en tenant compte la quantité de données nécessaires pour ce dernier.

Dans certains cas, les attaques sont tellement sophistiquées, qu’elles ne sont jamais découvertes. En effet, lors d’une usurpation d’identité réussie, les employés n’y voit que du feu. Et ne pense jamais faire un rapport sur les échanges effectués.

« Malheureusement, peu importe le niveau de sophistication des systèmes de défense que l’organisation déploie, ils ne seront d’aucune efficacité contre les erreurs de jugement. L’erreur humaine est souvent un facteur important dans les failles informatiques. Dans le cas de l’ingénierie sociale, elle est activement induite par l’attaquant. Les acteurs de la menace qui utilisent l’ingénierie sociale renouvellent sans cesse leur modus operandi. Pour lutter contre cette menace évolutive, les organisations doivent donner à chacun les moyens de détecter les situations critiques et de prendre les bonnes décisions en matière de sécurité, de sorte que même les demandes d’informations confidentielles les plus réalistes soient accueillies avec scepticisme et prudence, voire avec une procédure spécifique pour valider leur légitimité. Intégrer la sensibilisation à la sécurité aussi profondément dans l’esprit des employés est un vrai challenge. » notait Frédéric Lemaire, Directeur France de Cohesity.

Pour le moment, l’une des rares armes, dont dispose les organisations n’est autre que les sensibilisations en masse de leurs collaborateurs. Cependant elle doit se faire sur de bonnes bases. « Il est nécessaire au préalable de s’accorder sur des principes fondamentaux et de créer une vision de la gestion et de la sécurité des données qui soit spécifique à besoins organisationnels. Ces principes permettent aux employés de s’approprier la sécurité de l’entreprise, de rendre compte de leurs actions et d’acquérir l’expertise nécessaire pour faire face aux menaces existantes et émergentes. » décrit Frédéric Lemaire.

Au-delà de tout ceci, il faudrait s’assurer que tous les employés, puissent se sentir responsable à leur niveau, de la sécurité de leurs entreprises. Pour cela, ils devront être impliqués dans toutes les démarches de sensibilisation. Faire de sorte que les formations en matière de cybersécurité deviennent partie intégrante de l’ensemble des mises à niveaux et des formations en interne d’entreprise. Et tout cela doit être accru pour les collaborateurs qui occupent des hauts postes ou des fonctions à haut risque.

En outre, il est aussi mis en évidence par les spécialistes, une évaluation continue des risques cyber aider nature à atténuer au maximum les menaces, ou leur impact. Cela concernera en majorité les employés, face à l’inquiétant problématique de l’ingénierie sociale.

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